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Interview

Jean-Yves Cahurel : « Nous nous attendions à avoir un rendement plus élevé »

À l’inverse de la météorologie connue lors de l’été dernier, la sécheresse et les diverses canicules du millésime 2022 font redouter aux viticulteurs un faible rendement. Jean-Yves Cahurel, ingénieur à l'Institut français de la vigne et du vin (IFV), revient sur les conséquences de la sécheresse et du stress hydrique sur les vignes.

Par Léa Rochon
Jean-Yves Cahurel : « Nous nous attendions à avoir un rendement plus élevé »
Selon les données récoltées par Jean-Yves Cahurel, le degré probable à la vendange a augmenté en moyenne de 3 % vol en 55 ans.

Quels sont les impacts de la sécheresse sur les stades phénologiques de la vigne ? « Pour le moment, les vignes résistent plutôt bien, mais nous restons prudents. Bien que les baies soient petites, (comparables à celles obtenues en 2015, N.D.L.R.), elles arrivent à tenir le coup. Nous avions peur qu’elles fripent, comme en 2003, mais je n’en ai pas vu pour l’instant. La difficulté se situe plutôt sur les jeunes vignes qui ne sont pas suffisamment enracinées pour aller chercher de l’eau en profondeur. Les prochains jours s’annoncent encore chauds et secs, on ne sait pas encore comment cela va se passer au niveau de la maturation. Nous nous attendions à avoir un rendement plus élevé, car le nombre de grappes était satisfaisant, mais les baies sont petites et pèsent peu. » Il y aura-t-il une conséquence sur les degrés d’alcool obtenus à la vendange ? « Globalement, nous allons avoir des...

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