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Chambre d’agriculture

Nouveaux repères avec les sols

De la théorie à la pratique, cela fait plusieurs années maintenant que des agriculteurs du Rhône se sont constitués en groupement d’intérêt économique et environnemental, GIEE, pour réfléchir ensemble sur les questions de non travail du sol et semis direct. Un principe de fonctionnement qui plait par tous les avantages qu’il offre.

Par Françoise Thomas

Franchir le cap de ne plus labourer est une marche que nombre d’agriculteurs n’osent pas encore. Pourtant ceux qui s’y sont lancés ne le regrettent pas et agrandissent au contraire le pourcentage de surfaces non labourées. « Il ne faut pas avoir peur d’essayer, plaide Rémi Laffay qui s’est mis au non labour il y a cinq ans désormais, et l’on peut commencer sur une seule parcelle de céréales sur lesquelles il y a peu de risques d’échec ! ». Car ce qu’il ne faut pas perdre de vue c’est que la réduction du travail du sol modifie de nombreux paramètres : les calendriers de semis et de récolte ne sont pas les mêmes, le matériel à utiliser est différent, le nouvel aspect surtout des parcelles est à intégrer : « on sème sur des parcelles sur lesquelles il y a encore les chaumes de la culture précédente », illustre le jeune agriculteur. Cet aspect, forcément perturbant,  demande à passer outre ses repères habituels, « il faut donc effacer ses pr&...

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