Porc : une production à soutenir
Pour l’interprofession porcine (Inaporc), il est nécessaire de consolider tous les aspects de la production porcine pour assurer la souveraineté alimentaire du pays.

L’autosuffisance en viande porcine a chuté d’un point entre 2023 et 2024, passant de 99 à 98 %, alors qu’elle était de 100 % en 2022. La France, qui reste le troisième producteur européen avec 2,1 millions de tonnes équivalent carcasse (Mtéc) derrière l’Allemagne et l’Espagne, voit son cheptel diminuer. Le nombre de truies françaises a reculé de 3,5 % en un an et celui des élevages a poursuivi sa baisse (- 4,5 % sur les 11 premiers mois de 2024). De plus, « une charcuterie sur cinq aujourd’hui vendue en grande surface est importée », selon Thierry Meyer, vice-président d’Inaporc. Tant et si bien que le solde de la balance commerciale a tendance à s’effriter. En effet, les exportations sont restées stables sur les dix premiers mois de 2024 (597 000 tonnes), mais les importations ont augmenté de 4 % en volume pendant la même période pour atteindre 509 300 t. En valeur, le déficit se creuse. Il est passé de - 457 millions d’euros (M€) sur les dix premiers mois de...
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